Alchimie - LA TABLE D’EMERAUDE - Hermes Trismegiste
par CeluiQuiVient le 21, février , 2008 à 2:47
CeluiQuiVient
A l'âge de 16 ans, alors que je me promenai, je fus le lieu d'une expérience très particulière. Tout ce qui m'entourait eut tout à coup une intensité incroyable. Les arbres, qui generalement semblent immobiles et mornes, semblaient être des "créatures" conscientes qui me regardaient, me sentaient. La forme de leur tronc ne semblait pas due au hasard mais reflettait la lutte qu'ils avaient dû entreprendre contre le vent et les tempêtes tout au long de leur croissance. Certains, trés courbés, ressemblaient à de vieux boiteux et etaient même franchement comiques. Cette expérience dura une vingtaine de minutes et me laissa une trace indélebile, mais le quotidien reprit vite le dessus et je n'y pensa plus. Un ou deux ans plus tard, je tombai "par hasard" sur une discussion de Krishnamurti qui parlait d'un état d'union avec le TOUT lorsque l'esprit est vide de pensées. Je reconnus immediatement dans ses propos la nature de l'experience que j'avais vécu, et que j'avais presque oublié. Ce jour là, je compris qu'un chemin existait...Voir plus d'article de CeluiQuiVient
LA TABLE D’EMERAUDE
La table d’émeraude est un monument initiatique de la plus haute cabale. Elle résume tout l’ésotérisme profond de l’antique Egypte et contient la clef intégrale du grand œuvre alchimique. Suivant la tradition elle a été découverte par Alexandre le Grand dans la sépulture d’Hermès Trismégiste, gravée sur une tablette d’émeraude d’ou son nom.
LA COULEUR VERTE
Le symbole de la couleur vert émeraude n’est pas due au hasard, c’est la couleur du plan causal ou de l’intelligence cosmique, de l’intelligence des arcanes, c’est la mer d’émeraude qui entoure le trône du Dieu vivant dans l’apocalypse, c’est la ligne verte des cabalistes qui entoure l’univers. Dans les sept couleurs du prisme, la couleur verte se trouve au milieu des trois couleurs de l’esprit: le violet, l’indigo, le bleu et de la matière: le rouge, l’orange et le jaune. La couleur verte représente l’agent magique qui unit l’esprit à la matière.
Dans l’homme les couleurs: violette, indigo et bleue, représentent la nature supérieure et immortelle, l’individualité divine. Les couleurs rouge, orange et jaune représentent la nature inférieure et mortelle dans le sens de sujette aux transformations, c’est la personnalité mondaine formée d’un corps de volonté: le rouge, d’un corps de sentiment: l’orange et d’un corps de pensée: le jaune .
Le vert est donc bien la couleur qui unit les deux natures en l’homme et le fait pénétrer dans l’éternité. La couleur verte de la table d’émeraude symbolise le lien qui unit l’esprit à la matière car les paroles d’Hermès Trismégiste gravées en elles contiennent le secret de ce lien, qui est le secret de la pierre philosophale et de la coupe du St Graal comme nous allons le dévoiler clairement et de façon pratique dans la suite de notre exposé. L’agent magique et le magistère du soleil.
Ce lien, c’est le grand agent magique, la force Télesma, l’Akasha de l’Inde, l’agent universel, le serpent, la lumière astrale, le médiateur universel etc. Ce lien magique relie les opposés, il est le grand médiateur des êtres et des choses, c’est la force cosmique du tout. Le magistère du soleil, c’est la maîtrise de cette lumière universelle qui baigne les mondes et imprègne toutes les créatures de l’univers.
C’est la couleur verte qui recouvre la terre car elle absorbe la lumière du soleil pour la transmettre à la terre , pour fixer l’esprit. C’est pour cette raison encore que la coupe du St Graal est taillée dans une pierre d’émeraude car elle possède le pouvoir d’attirer l’esprit vivificateur universel. La table d’émeraude nous dit que cette lumière de l’œuvre solaire est un en son essence, deux et trois en sa génération perpétuelle et quatre en sa manifestation, en sa réalisation. C’est par la science, la conscience des deux principes: du principe positif et du principe négatif que l’alchimiste apprend à manier cette lumière divine pour réaliser l’œuvre de la pierre philosophale.
Le grand œuvre de la lumière solaire peut se concevoir à divers points de vue mais il passe nécessairement par la maîtrise des deux principes, par l’art de tirer le pur de ce qui est à purifier, le parfait du perfectible par la sublimation.
L’alchimiste matérialiste recherche l’or terrestre qui est la lumière condensée. Le magicien recherche l’or fluidique, la puissance sur les fluides pour diriger la lumière invisible et par suite visible de la nature. Cet or de puissance c’est la volonté libre et la vie pure. Le saint recherche l’or moral dans les pensées, le cabaliste cherche l’or divin dans ses pensées, la lumière intelligible, la sagesse divine. Les mages suprêmes, les fils et filles de Dieu et de la Mère divine recherchent le magistère du soleil dans les trois mondes internes, dans leurs pensées, leurs sentiments et leur volonté, ainsi que dans le monde extérieur, dans leur corps physique et autour d’eux pour tout transformer en or, en lumière
L’AGRICULTURE SPIRITUELLE
La table d’émeraude est de couleur verte pour indiquer que les secrets de l’alchimie sont contenu dans l’intelligence de l’agriculture au point de vue spirituelle et initiatique. Le disciple qui sait planter des graines de lumière en lui-même, en sa propre terre et qui prend le soin de les cultiver selon l’art de l’agriculture spirituelle, celui-là est un alchimiste, il comprend le secret de la couleur verte, de l’esprit d’éternité qui travaille dans le temps; il conclut une alliance consciente avec l’intelligence cosmique et travail pour élaborer en lui la pierre philosophale, la présence du Christ, la perfection absolue.
Nous reproduisons ici la table d’émeraude avec une interprétation sommaire du cabaliste Stalislas de Guaïta.
LA TABLE D’EMERAUDE (PAROLE DES ARCANES D’HERMES).
IL EST VRAI (en principe) IL EST CERTAIN (en théorie), IL EST REEL (en fait, en application): QUE CE QUI EST EN BAS (le monde physique et matériel) EST COMME CE QUI EST EN HAUT (analogue et proportionnel au monde spirituel et intelligible) ET CE QUI EST EN HAUT COMME CE QUI EST EN BAS (réciprocité complémentaire): POUR L’ACCOMPLISSEMENT DES MERVEILLES DE LA CHOSE UNIQUE (loi suprême en vertu de quoi ce parfond les harmonies de la création, omniversel en son unité). ET DE MEME QUE TOUTES CHOSES SE SONT FAITES (accomplies, réalisées) D’UN SEUL (en vertu d’un seul principe), PAR LA MEDIATION D’UN SEUL (par le ministère d’un seul agent): AINSI TOUTES CHOSES SONT NEES DE CETTE MEME UNIQUE CHOSE, PAR ADAPTATION (ou par une sorte de copulation).
LE SOLEIL (condensateur de l’irradiation positive ou de la lumière rouge, Aôd, Od) EST SON PERE (élément producteur actif de cet agent, “ce qui n’est vrai qu’à notre point de vue terrestre”); LA LUNE (miroir de la réverbération négative ou de la lumière au bleue, Aôb, Ob) EST SA MERE (élément producteur passif “même remarque”); LE VENT (atmosphère éthérique ambulatoire) L’A PORTE DANS SON VENTRE (lui a servi - ou lui sert - de véhicule). LA TERRE (envisagée comme type des centres de condensation matérielle) EST SA NOURRISSE (l’athanor de son élaboration).
C’EST LA LE PERE (élément producteur) DE L’UNIVERSELLE TELESMA (perfection, but final à atteindre) DU MONDE ENTIER (de l’univers vivant). SA PUISSANCE (force d’extériorisation créatrice, le fleuve phishôn de Moïse) EST ENTIERE (parfaite, accomplie; intégralement déployée, jusqu’au total anouissement) QUAND ELLE S’EST METAMORPHOSEE (mot à mot: quand elle s’est tournée) EN TERRE (Aretz de Moïse, substance condensée et spécifiée; forme ultime de l’extériorisation créatrice, matière sensible).
TU SEPARERAS LA TERRE (ici, dans un sens plus général, la terre signifie ce qui appartient au monde matériel et tangible, au monde des effigies) DU FEU (principe d’action; ce qui appartient au monde moral et intelligible); - LE SUBTIL DE L’EPAIS (sens analogues) AVEC DELICATESSE ET UNE EXTREME PRUDENCE. IL (le fluide pur, universel, médiateur, et - d’après tels gnostiques - corps du St Esprit) MONTE DE LA TERRE AU CIEL (courant hémicyclique de retour, ascendant; reflux de synthèse) ET DERECHEF (par un mouvement à la fois alternatif et simultané), IL DESCEND DU CIEL EN TERRE (courant hémicyclique d’émission, descendant; influx d’analyse), ET IL REÇOIT (ils se charge, il s’imprègne tour à tour de) LA FORCE (les vertus, les propriétés, les influences) DES CHOSES D’EN HAUT ET D’EN BAS (des mondes physiques ou matériels et hyperphysique, ou astral; et encore, à un autre point de vue, des sphères sensible et intelligible).
AINSI (c’est par ces principes que) TU AURAS (tu acquerras, tu t’approprieras) LA GLOIRE (la souveraineté, l’empire) DE L’UNIVERS ENTIER; PAR LA TOUTE OBSCURITE (toute impuissance, toute indécision, toute erreur. L’hiérogramme mosaïque Hoshek exprime ésotériquement toutes les idées négatives, symbolisées par le cône d’ombre de la terre) S’ENFUIERA DE TOI. LA RESIDE LA FORCE FORTE DE TOUTE FORCE (le principe mutuel d’activité; le potentiel de toute manifestation, le support de toute action, la base immanente de tout ordre phénoménale) QUI VAINCRA (s’emparera de, coagulera, fixera) TOUTE CHOSE SUBTILE (volatile, fuyante, insaisissable, - fluidique) ET PENETRERA (s’immiscera dans, décomposera, - dissoudra) TOUTE CHOSE SOLIDE (cohésive, dense et permanente, - concrète).
AINSI (par cet agent, ou encore, - par cette voie), L’UNIVERS A ETE CREE (réduit de principe en essence, d’essence en puissance sementielle, de puissance en acte; en un mot, - réalisé) DE LA PROVIENDRONT (là trouveront leur origine, leur principe) DES ADAPTATIONS (des applications, ou des productions) MERVEILLEUSES, DONT LE MODE (la manière d’être, le type de formation) EST ICI (indiqué, révélé, exposé).
C’EST POURQUOI JE FUT APPELE HERMES (mercure, mythe complexe: au cas présent, emblème de la mathèse, science intégrale vivante, dont le caducée de mercure symbolise le double courant: intuitif-synthétique et analythique-expérimental) LE TRISMEGISTE (trois fois très grand ou le plus grand), POSSEDANT (pour avoir acquis) LES TROIS PARTIES DE LA PHILOSOPHIE (la totale connaissance des trois mondes: divin ou intelligible, psychique ou passionnel, naturel ou sensible) DE L’UNIVERS TOUT ENTIER. CE QUE J’AI DIT (mon enseignement, mon verbe) EST COMPLET (consommé, intégralement proféré) SUR LE MAGISTERE (ou l’opération, le grand œuvre) DU SOLEIL (mille signification: le magistère du soleil peut désigner tout travail conduit à sa perfection; l’on peut y voir la genèse intellectuelle; la source et le rôle des courants fluidiques universels; l’évolution de l’Aôr androgyne ou lumière engendreuse; enfin le magistère des alchimistes, à proprement parlé, dont le secret, disent-ils, se trouvent à découvert dans ce texte de la table d’émeraude).
LE TRAVAIL MAGIQUE SUR SA PROPRE MATIERE
La matière a plusieurs degrés de subtilité et elle est bien loin de se limiter exclusivement à la substance plus ou moins palpable que nous connaissons directement au moyen des sens externes. Nous avons vu que Moïse appelle la matière: “Aretz” c’est-à-dire l’astralité des astres.
Il est une matière subtile et invisible au sens grossier et chaque créature possède une partie de cette matière qui appartient au monde subjectif. La personnalité, les pensées, les sentiments sont formés par cette matière plus subtile et le plus grand travail qui soit, c’est de travailler sur cette matière pour la rendre parfaite, pour qu’elle puisse incarner la lumière du monde de l’esprit et enfanter le corps de la gloire, le corps du Christ, le corps d’immortalité, la pierre philosophale qui réalise la royaume de Dieu en actes dans la personnalité transfigurée du mage, de la déesse.
Travailler ainsi sur sa propre matière est l’œuvre la plus divine qui soit puisque Dieu lui-même agit de cette façon avec la nature universelle. L’homme qui est fait à l’image de Dieu et qui doit atteindre la ressemblance divine doit agir en parfaite harmonie avec lui et travailler sur sa propre matière pour la rendre parfaite comme le Père céleste est parfait.
C’est pour cela que Jésus a dit: “Mon Père céleste travaille et moi aussi je travaille avec lui”. Il enseignait à ses disciples le travail alchimique sur sa propre matière et ensuite sur la matière universelle. Mais l’humanité errante ne connaît pas ce travail magique, elle travaille sur une matière extérieure qui ne lui appartient pas et c’est pour cette raison qu’elle se débat dans le vide et vit dans les pleurs et les grincements de dents. La majorité des humains travaillent sur la lumière extérieure, sur quelque chose qui ne leur appartient pas et qu’il ne pourront jamais posséder, “les pauvres”, alors que les initiés, les disciples du Christ qui ont compris le sens de la vie travaillent sur leur propre matière inférieure afin d’élaborer le corps de la gloire et de connaître la plénitude, de devenir des divinités suivant la science artistique, les mages de lumière, des fils et des filles de Dieu.
LES ALCHIMISTES DU MOYEN AGE
La quête de la perfection.
L’alchimie est avant tout la quête de la perfection suivant le haut idéal donné par le Maître essenien Jésus: “Soyez parfait comme votre Père céleste est parfait”. L’humanité entière doit s’ouvrir à cette réalité primordiale du travail alchimique, elle doit sentir la nécessité de développer les potentialités infinies de la vie intérieure de l’homme. L’ère du verseau va rétablir la science alchimique car en réalité elle n’est pas ce qu’en font les alchimistes plus ou moins matérialistes.
Paracelse disait: “Arrière donc les faux disciples qui prétendent que cette science divine n’a qu’un but: faire de l’or ou de l’argent; l’alchimie qu’ils déshonorent et prostituent n’a qu’un but: extraire la quintessence des choses, préparer les arcanes, les teintures, les élixirs capables de rendre à l’homme la santé qu’il a perdu sur tous les plans”.
L’impulsion donnée par les alchimistes du Moyen Age.
Nous exposerons par la suite d’une façon concrète et pratique la méthode alchimique pour extraire les quintessences qui doivent composer la pierre philosophale mais pour l’instant dirigeons notre perception spirituelle pour traverser le voile du temps et nous retrouver dans le laboratoire d’un alchimiste des temps anciens. Lorsque l’on évoque l’alchimie on pense tout de suite aux alchimistes du moyen âge qui ont laissé sur cette science de nombreux traités. En réalité l’alchimie n’a pas de commencement car la création entière est une œuvre alchimique entreprise par le créateur du tout.
Les alchimistes du moyen âge étaient avant tout de profonds mystiques qui vivaient une vie intérieure très intense et entièrement tournée vers le divin. Tout le monde essaie de les représenter comme des savants qui étudiaient la chimie, c’est-à-dire les processus purement terrestres et organiques de la nature. Que les alchimistes du moyen âge aient donné naissance à la science dite positive de nos jours nous en sommes convaincus mais dire que les alchimistes du moyen âge utilisaient les même méthodes purement mécaniques, nous ne le croyons pas et la vision spirituelle dans les enregistrements secrets de la nature nous démontre en plus de leurs écrits que les alchimistes du moyen âge étaient avant tout de profonds mystiques et des initiés de premier ordre qui poursuivaient un but bien précis, individuellement et collectivement. Dans ce vaste plan rentrait la volonté de pousser l’humanité vers l’étude scientifique de la terre, ce qui devait amener la maîtrise de la matière. Mais pour bien comprendre ces notions il faut étudier le plan d’ensemble de l’évolution de l’humanité pour le cycle présent et ne pas se contenter d’une partie. Nous laisserons donc de côté cet aspect important de l’œuvre des alchimistes du moyen âge. Disons seulement qu’une main invisible et amie aide l’humanité à marcher sur les chemins qu’elle doit nécessairement emprunter. Cette main est composée des frères et sœurs de la grande Fraternité blanche universelle. Les alchimistes du moyen âge faisaient partie de cette fraternité.
La méthode initiatique des alchimistes du moyen âge.
Il est vrai que les alchimistes du moyen âge étudiaient les phénomènes terrestres, chimiques de la nature mais c’était dans un état d’esprit très spécial qu’ils le faisaient. A travers chaque processus chimique de la nature ils savaient discerner la main de Dieu, la présence des puissances divines et communiaient avec elles dans la joie et la pureté.
Ils possédaient la clef magique d’Hermès Trismégiste qui unit le monde extérieur au monde intérieur. L’observation des processus chimiques devenait pour eux une véritable prière, un émerveillement, une source d’inspiration et de communion céleste, une façon de se lier avec le divin, avec l’intelligence cosmique car en chaque transformation de la matière ils voyaient l’influence invisible de l’esprit qui produisait cette transformation et ils s’identifiaient eux-mêmes à ce processus chimique pour en tirer une conclusion dans leur propre vie intérieure, dans leur propre quête initiatique, dans leur propre cheminement vers la pierre philosophale. Les alchimistes du moyen âge étudiaient les lois de notre Mère la nature pour en extraire un enseignement initiatique et pour agir en conséquence dans leur vie intérieure. Pour eux le divin se manifestait dans les phénomènes de la nature et c’est dans le grand livre de la nature vivante qu’il fallait chercher l’enseignement initiatique qui permet aux humains de retrouver le chemin de l’éden primordial.
Leurs expériences les avaient amené à connaître la loi de la réincarnation, de la cause à effet, de l’involution et de l’évolution, etc… et ils agissaient dans le sens de ces lois de la nature pour élaborer plus rapidement en eux la pierre des philosophes, le corps du Christ, la réalisation de l’image divine, de la conscience solaire.
Les alchimistes du moyen âge étaient des adorateurs de la nature et à travers elle ils savaient discerner les influences spirituelles qui s’y manifestaient et communiaient avec elles. Grâce à leur communion intime avec les forces de la nature ils recevaient l’inspiration de l’esprit. La perpétuelle transformation des formes leur avait démontré l’illusion de la matière et donc de leur personnalité inférieure ainsi ils se sont dits, “si je considère exclusivement le processus extérieur, alors je me sépare de Dieu et pénètre sur le chemin de la mort et de la putréfaction telle la pomme séparée de l’arbre de vie. Ainsi je renouvelle la première erreur du couple cosmique Adam et Eve qui ont séparé la pomme de l’arbre de vie et qui ont voulu la manger pour eux-mêmes. Le premier couple a séparé la séphirath Malkouth de l’arbre de la vie divine car il voulait posséder la science des deux principes, la puissance créatrice du verbe pour eux seuls. Ils ont mis la puissance divine en eux au service de la personnalité inférieure des ténèbres extérieures. C’est ainsi qu’ils ont vivifié la mort au lieu de la transformer en vie. Comprenant tout cela l’alchimiste en tirait la conclusion suivante: “Si au lieu de considérer uniquement le processus extérieur, je m’unis consciemment aux forces spirituelles de la nature qui se manifestent à travers les formes je devient un fils de Dieu qui contemple avec admiration les œuvres de son Père céleste et de sa Mère divine pour les produire ensuite à l’intérieur de moi-même en servant le plan cosmique de la création. C’est ainsi que je rentre dans la communion avec la vie éternelle et que je connais la lumière du Christ”.
Nous ne pouvons pas décrire tout ce que ressentaient et vivaient les alchimistes véritables du moyen âge car ce n’est pas notre but, mais nous voulons tout de même clarifier les choses à ce sujet car l’alchimie de l’ère du verseau n’est nouvelle qu’à force d’être ancienne.
L’expérience de combustion: l’oeuvre d’amour.
Donc l’alchimiste du moyen âge qui effectuait dans son laboratoire chimique une expérience de combustion comprenait que le phénomène de la combustion était lié à la force de l’amour. Il discernait dans cette force de combustion deux degrés: l’amour supérieur et l’amour inférieur. L’un correspond à la combustion supérieure, le feu divin du sacrifice de l’inférieur au supérieur qui apporte la vie, la joie et la lumière et l’autre à la combustion inférieure des passions, de la jalousie, de la haine qui sacrifie la supérieur à l’inférieur. Le feu secret de l’alchimie c’est le feu divin du sacrifice intelligent et volontaire pour la lumière.
Mettre une branche dans un feu c’est opérer une transmutation alchimique. Le sacrifice des œuvres de sa nature inférieure, de la personnalité pour que la nature supérieure se manifeste à travers elle, c’est cela le sacrifice sublimatoire qui est la clef de la transmutation alchimique. L’alchimiste ne cherche pas à anéantir la matière, la personnalité car il sait que sans elle l’esprit ne peut pas se manifester, se réaliser. Il veut avant tout purifier la matière, la préparer pour la célébration des noces sacrées et mystiques.
Au cours de cette expérience de combustion, l’alchimiste s’unissait alors à Dieu de toute la force de son âme et son expérience chimique devenait une ardente prière pour l’amour de Dieu et pour le sacrifice de l’agneau divin, du Christ cosmique qui a donné sa vie pour que la création soit possible. Il comprenait qu’à la base de toute vie, de toute existence et manifestation, il y avait une combustion, un sacrifice. Il sentait alors la vie du Christ cosmique qui l’animait dans sa propre vie et sa vie, personnelle il comprenait qu’il la devait au sacrifice du Christ, qu’elle était un mouvement du Christ en lui. Comprenant cela il comprenait aussi que le Christ pouvait grandir en lui si à son tour il sacrifiait librement sa vie personnelle. C’était cela l’œuvre d’amour et il comprenait que sa vie ne lui appartenait pas mais qu’elle lui était donnée par l’amour du Christ cosmique, quelle lui était donnée par l’amour du Christ cosmique, de l’agneau johannite. Il désirait alors le sacrifice de sa personnalité inférieure pour renaître en la conscience solaire du Christ et devenir à son tour un serviteur de la grande force de vie cosmique en toute conscience et volonté.
En devenant un serviteur de la grande vie cosmique, de la grande force du Christ dans l’univers il était instantanément un alchimiste, il possédait la pierre philosophale. Il prenait sur lui toutes les choses négatives, toute la force obscure et par la force de son sacrifice, transmutait tout en lumière, en amour et en vie divine. L’homme ordinaire agit suivant l’opposé il attire sur lui la vie divine donnée par le Christ et il la transforme en force obscure. Ce fait est représenté dans le phénomène de la respiration. L’homme ordinaire respire de l’oxygène vivifiant et rejette du gaz carbonique mortel. L’homme pollue par ses émanations, c’est un fait scientifique. Alors que l’alchimiste qui possède la pierre philosophale transmute en lui-même le gaz carbonique et rejette de l’oxygène vivifiant, c’est ainsi qu’il transforme le carbone, le charbon noir en diamant, en corps d’incorruptibilité.
Le règne végétal, les fleurs font de même: ils aspirent le gaz carbonique et expirent l’oxygène car elles ont sublimé la force sexuelle, les passions instinctives et elle élèvent leur sexe vers le soleil en toute pureté. Les plantes ont compris la puissance alchimique de l’amour divin.
L’alchimiste du moyen âge effectuant cette expérience comprenait que l’amour en lui-même devenait une combustion qui construit la vie divine ou qui détruit. Il comprenait et désirait la combustion intérieure dans l’amour divin qui le purifierait et le délivrerait de toutes les limitations de sa personnalité inférieure. Il comprenait que sa personnalité inférieure était un merveilleux combustible et qu’il devait y mettre le feu pour naître à la lumière du Christ solaire. Et cette ardente dévotion qu’il éprouvait pour Dieu et pour toute la création allumerait effectivement le feu sacré en son âme illuminée.
Lorsqu’après la combustion de la matière dans son creuset chimique l’alchimiste découvrait une formation de sel, une cristallisation alors il sentait s’élever en lui une pureté divine, il se sentait purifié par la force de l’amour divin et lorsqu’il lisait les évangiles il comprenait l’enseignement ésotérique du Christ.
Les alchimistes ont appelés cette cristallisation: la pierre d’eau. L’eau symbolise les sentiments, elle est mouvante, elle s’adapte aux formes et sans récipient on ne peut pas le retenir, elle s’écoule entre les doigts. La pierre d’eau c’est le diamant, le sentiment d’amour christique cristallisé dans l’alchimiste. Lorsque l’alchimiste a cristallisé le sentiment, l’eau, il peut la toucher et la garder pour l’éternité. Il a coagulé le volatil. Le cristal, la pierre d’eau signifie dans le langage cabalistique: ” le crist-al” ou le Christ divin. Al est un nom de Dieu pour la sainte cabale, le Dieu de l’amour.
La science de l’amour: le feu sacré
Une des connaissances indispensables c’est avant tout celle de l’amour, la science du feu sacré. Le Maître Jésus a révélé cette science lorsqu’il a dit: “là où tu mets ton cœur, là est ta maison”. La destinée de tout homme dépend de l’amour qu’il a dans le cœur et de la nature de cet amour.
Celui qui aime la musique attire à lui toutes les conditions pour l’étudier et cela est valable pour tout. Pour diriger sa destinée, pour maîtriser son creuset, sa croix, le disciple doit apprendre à diriger son amour, à le sublimer en aimant tout ce qui est divin, sublime, éternel, lumineux, initiatique, grandiose, fraternel. L’amour est le créateur du futur et en changeant son amour le disciple transforme sa destinée. C’est par cet amour divin qu’il extrait des quintessences de la vie quotidienne et qu’il forme en lui-même le corps de la gloire. L’amour doit être étudié par la science, il est le feu secret et tout-puissant de l’alchimie. Cet amour doit être volontaire et puissant. Le disciple doit activer son feu, sa volonté de l’amour conscient afin de chauffer sa matière première suivant la limite qu’impose la résistance de son laboratoire, de sa personnalité et de son corps.
C’est par cette méthode qu’il fabrique la pierre des sages et qu’il devient une divinité. Le disciple doit entretenir le feu car il ne doit pas un jour se consacrer au service de la vie divine pour reprendre le lendemain les anciennes habitudes. Le disciple doit toujours aller de l’avant et s’il recule il va immanquablement au-devant des tribulations, des pleurs et des grincements de dents.
Si le disciple parvient à unir en lui la sagesse et la volonté de l’amour alors il réalisera la pierre philosophale.
Trouvé sur internet (auteur inconnu)
Heureuse de cette re-visitation de la Table d’Emeraude.
En tant qu’astrologue transpersonnelle, Hermés Trimégiste a édicté la règle d’or sans laquelle l’astrologie, reléguée par le scientisme moderne dans un obscurantisme fermé, ne saurait trouver son prédicat, son socle : “Tout ce qui est en Haut est semblable à Tout ce qui est en Bas, ainsi les miracles d’une seule chose s’accomplissent”.
Heureuse aussi de ce voyage mystico-historique, quelle noblesse dans la quête du Divin et dans l’engagement fervent.
Merci infiniment de m’avoir devancé, Celui qui Vient, car j’escomptais tout prochainement poster un article tout à fait similaire, sur la Table d’Eméraude.
Varuna
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